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Visite du Ministre de la Cohésion des territoires

11/08/2017
Visite du Ministre de la Cohésion des territoires

Julien Didry, le maire de Bras-sur-Meuse, accueille dans son village Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires. Il axe son discours de présentation sur le numérique : les tablettes connectées de la salle du conseil, le Fablab et les formations de codage, l’espace de coworking… « La mobilité, c’est l’enjeu de demain », explique le maire avec son enthousiasme habituel. Et d’expliquer que ce qu’il a mis en place à son niveau a été possible « grâce à l’État » et à « la DETR (NDLR : Dotation d’équipement des territoires ruraux) qui a un important effet de levier ».

Jacques Mézard, qui arrive en Meuse dans un contexte de baisse des dotations de l’État dont la DETR.

« Je suis surpris et on peut dire remonté. On aurait préféré avoir des discussions », confie Claude Léonard, le président du conseil départemental. « Il ne faut pas qu’on compte sur les départements pour boucher les trous. » Et le patron de l’exécutif meusien d’embrayer sur la suppression de la réserve parlementaire, « en Meuse, ça fait 520.000 € pour les quatre parlementaires. Ça compte pour accompagner des petits projets ». Même si cet argent doit être redistribué par l’État aux collectivités. « C’est comme pour l’exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des Français. Je sais ce que fait l’État quand il gère à la place de et qu’il rembourse à l’euro près. Pour la compensation du RMI puis du RSA, à partir du 1er septembre, nous allons payer sur nos fonds propres. »

« Il ne s’agit pas de mettre en péril le développement des territoires ruraux en particulier »

À l’issue de la visite brasilienne, Jacques Mézard s’est exprimé sur ces dotations, au cœur de toutes les pensées hier matin. « Les subventions de l’État, si vous prenez les dernières années, avaient beaucoup augmenté en ce qui concerne l’investissement. Nous avons été contraints d’effectuer un petit coup d’arrêt compte tenu d’une impasse budgétaire », confie le ministre. « Il ne s’agit pas de mettre en péril le développement des territoires ruraux en particulier. J’ai comme ambition de lutter contre la fracture territoriale et je sais la nécessité d’apporter à ces territoires les moyens de se développer. »

Concernant Bras-sur-Meuse, « il y a ici une volonté et des capacités. Je connais ces problématiques numériques. Une des grandes ambitions du Président de la République et de notre gouvernement, c’est d’accélérer le passage au numérique pour avoir, dès 2020, une couverture haut débit sur l’ensemble des territoires et d’ici 2022 du très haut débit partout. Nous allons y mettre les moyens nécessaires. Ça, c’est pour nous une vraie priorité. C’est le vrai moyen de moderniser nos territoires et de les mettre à niveau. C’est aussi une des raisons pour lesquelles je suis venu ici ».

Source : Est Républicain